Publié le 27 Novembre 2016

Douai : les finances de l’agglo taclées par la chambre régionale des comptes
 

C’est un rapport dont la Communauté d’agglomération du Douaisis (CAD) se serait bien passée. La Chambre régionale des comptes (CRC) a analysé les finances de la CAD et son rapport n’est pas très flatteur. La Chambre met notamment en avant des déficits sur les grands équipements récents ou à venir : le musée Arkéos et la future piscine Sourcéane. L’Observateur s’est procuré ce rapport.

Sur les zones d’activités

Et c’est sur son cheval de bataille, le développement économique, que la CRC commence son rapport. En effet, selon ses calculs, la vingtaine de zones d’activités présentes sur le territoire ne serait pas suffisamment rentabilisée. Elles sont pleines à 78 % en moyenne, ce qui est une bonne performance, mais le mètre-carré aurait été cédé pour certains cas en dessous de sa valeur.  » La chambre a évalué le prix d’équilibre du m2. (…) Il ressort pour la zone du Luc à Dechy à 21 € et pour celle de Lauwin-Planque à 23,7 €, alors le prix de vente a été respectivement en moyenne de 17,8 € et 13 € le m2. «  Cet écart de montant est expliqué par la CAD par la volonté d’attirer des entreprises qui créeraient des emplois sur le territoire, soit 470 à Dechy et 1320 à Lauwin-Planque. Certes mais ces emplois, au final ont coûté cher à l’agglo, selon la chambre : presque 25 000 euros par emploi créé à Dechy et presque 15 000 pour Lauwin-Planque.

Au final, la CRC demande à la CAD davantage de transparence sur les comptes de ses zones d’activités. Ces zones constituent actuellement un budget annexe nommé “développement économique” alors que chacune devrait avoir son propre budget, ce qui permettrait d’évaluer les recettes et dépenses de chacune d’entre elles.

Arkéos

Dans les années 2000, la CAD se lance dans un grand projet : celui de créer un musée de l’archéologie adossé à un parc de reconstitution historique. Depuis, le musée est sorti de terre et ouvert au public. Le parc est en cours d’élaboration. Au départ, le budget de ce chantier était évalué à 5,3 millions d’euros hors taxes. Mais le coût a progressivement augmenté, à la suite d’avenants divers au marché, en particulier sur le gros œuvre, les sols souples et la voirie. Au final, en 2014, soit trois ans après l’approbation du projet, la chambre note que  » le coût total s’élève à 8 millions d’euros HT en 2014, soit 45 % de plus qu’en 2011. « 

Depuis le musée est ouvert, donc doit commencer à rapporter un peu d’argent. Oui, mais voilà, selon le rapport,  » le musée connaît encore un déficit de notoriété. Avec moins de 40 000 visiteurs par an, la fréquentation est peu dynamique, elle reste inférieure aux 60 000 visiteurs envisagés lors de l’étude de programmation de 2005 afin d’équilibrer l’opération. «  La réponse de la CAD sur ce point est claire : si la fréquentation n’est pas à la hauteur des prévisions, c’est parce que le parc n’est pas encore sorti de terre, il n’y a aujourd’hui que le musée.

Mais du coup, l’opération est aujourd’hui déficitaire. Le musée gratuit, ouvert 6 jours sur 7 rapporte 100 000 euros de recettes par an, selon la CRC, la moitié de ce qui était prévu. Le budget principal de l’agglo doit verser au musée 600 000 euros par an pour atteindre l’équilibre. La Chambre régionale des comptes recommande donc à la CAD de lancer une réflexion pour augmenter les recettes. La CAD envisagerait dans ce cadre  » la voie du mécénat « .

Le directeur d’Arkeos

Sur Arkéos, il reste un point un peu flou : l’emploi du directeur du service archéologique de l’époque. La chambre semble s’interroger sur le statut que celui-ci a occupé dans la naissance du projet Arkéos. En effet,  » il a participé à la conception du projet Arkéos, avant de devenir le directeur du musée en 2014. «  Oui, mais voilà, normalement en 2008, il devait prendre sa retraite. Pourtant, la CAD a continué à travailler avec lui. Il aurait successivement signé un contrat en CDD en 2009, puis un contrat de vacataire en 2013 avant de monter son auto-entreprise en 2015. En 2008, il avait 65 ans, ce qui signifie qu’en 2009, il n’avait plus le droit de travailler. Car selon la CRC, il est possible de prolonger sa carrière jusqu’à 70 ans mais seulement dans le secteur privé. Or, on parle ici de droit public.

Sourcéane

Pas encore sorti de terre, ce centre aquatique du Raquet est déjà annoncé déficitaire par la CRC. Sur l’élaboration du projet déjà, elle semble s’interroger. En 2010, un concours avait été organisé pour la construction du projet. Trois candidatures ont été étudiées par un jury.  » Alors qu’il présentait des imprécisions majeures sur les techniques et le choix des matériaux, selon les observations du jury du concours, relève la CRC, le projet C a été retenu. « 

En 2010, le coût du projet est évalué à 25,2 millions d’euros, financé à 68 % par la CAD, le reste par des subventions. Mais là aussi la CRC s’interroge.  » Le plan de financement prévisionnel est incomplet. Il n’a pas été ajusté pour tenir compte de la révision à la baisse des prévisions de fréquentation. Aucune étude approfondie n’a été menée pour analyser les effet induits par les projets concurrents. (…) En raison du niveau de fréquentation envisagé, le déficit annuel à couvrir pourrait être au minimum de l’ordre de 0,9 million d’euros, soit le triple des projections initiales. « 

La synthèse de ce rapport a été présentée en conseil communautaire le 16 septembre dernier. Cependant, il faut noter que l’analyse a été effectuée il y a quelques mois, et que depuis les choses ont pu évoluer. Christian Poiret, président de la CAD, se dit  » pas du tout surpris, c’est une analyse technique qui ne prend pas en compte la dimension politique de l’agglo, ni sa stratégie. « 

 

Et qu’en pensent les élus ?

Les élus ont pu s’exprimer sur le sujet lors du conseil communautaire du 16 septembre. Christian Poiret, le président : « Jamais à Arkéos et sur Sourcéane ou Loisiparc nous équilibrons et nous n’équilibrerons jamais. Loisiparc a accueilli 68 000 personnes mais présente un déficit de 600 000 euros. On sait pourquoi on a mis ces 600 000 euros, politiquement. » Frédéric Chéreau, maire de Douai : « C’est un rapport de routine qui n’a pas une approche très stratégique, mais les magistrats font leur travail. Ce n’est pas agréable mais cela peut être utile. Sur les zones d’activités, c’est un choix politique de ne pas être à l’équilibre. Le déficit est parfaitement assumé. Quel est le nombre d’emplois créés ? «   Jean-Luc Hallé, maire de Hamel : « C’est une analyse technique, les remarques sont relativement légères, uniquement techniques, c’est le rôle de la CRC. Si demain on devrait revoter Sourcéane ou Arkéos, on voterait de la même façon. Et sur les zones d’activités, nous sommes OK sur la façon dont elles sont gérées. » Martial Vandewoestyne : « Avec ces rapports, on est toujours un peu frustré car on s’attend à mieux. Mais il faut tenir compte de ce qui est repris, qu’il soit toujours un guide. »

 

L' Observateur du Douaisis par Dorothée DELOMEZ le vendredi 30 septembre 2016

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Rédigé par Zac_Lauwin-Planque

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Publié le 27 Novembre 2016

DOUAISIS

La gestion de la communauté d’agglomération épinglée par la chambre régionale des comptes

La chambre régionale des comptes vient de rendre public un rapport dans lequel elle passe au crible la gestion budgétaire et financière de la communauté d’agglomération du Douaisis (CAD) pour la période 2009-2015. Les magistrats financiers s’y montrent critiques à plus d’un titre. Tour d’horizon des principales observations.

La chambre régionale des comptes redoute que le musée Arkéos et le centre aquatique Sourcéane, deux équipements structurants de la CAD, plombent durablement les finances de l’intercommunalité. PHOTO JOHAN BEN AZZOUZ

1. Arkéos et Sourcéane, la menace du gouffre financier

Alors qu’Arkéos ne devrait pas voir émerger son fameux parc de l’An Mil avant 2018, et que l’inauguration du centre aquatique Sourcéane est prévue le 17 décembre, la chambre régionale des comptes (CRC) estime que ces deux investissements phares pèsent lourdement sur les comptes de l’Agglo en s’inscrivant dans «  une tendance d’exploitation déficitaire structurelle  ». 600 000 euros de déficit sont estimés pour le premier par la CRC, 900 000 pour le second. En clair, ils coûteront trop cher au regard de ce qu’ils rapporteront. La Maison des contes et légendes, en projet au château de Bernicourt, n’échappe pas à la critique avec un déficit annuel chiffré par la chambre à 100 000 €.

 

Le complexe aquatique Sourcéane ouvrira à Sin-le-Noble en décembre. PHOTO STEPHANE MORTAGNE
Le complexe aquatique Sourcéane ouvrira à Sin-le-Noble en décembre. PHOTO STEPHANE MORTAGNE

 

Selon la CRC, les études préalables à la sortie de terre de ces équipements ont été « insuffisantes  », et exagérément «  ambitieuses  ». Leurs plans de financement prévisionnel étant qualifiés d’«  incomplets  ». La chambre invite dès lors la CAD à engager «  une réflexion sur le développement des ressources propres d’Arkéos  (…) qui souffre d’un déficit de notoriété  ». Elle considère enfin que la «  montée en charge » du musée – espérée par les élus grâce au futur parc de l’An Mil – «  n’est pas possible. Le musée étant déjà ouvert 6 jours sur 7 et les équipes dimensionnées en ce sens depuis l’ouverture  ».

 

 

2. Des comptes peu fiables

Pour la chambre, la CAD se doit d’améliorer la «  fiabilité de ses comptes  », jugée « insuffisante  ». La CRC précise que leur tenue «  présente des fragilités  », et constate des «  écarts importants entre prévisions et réalisations budgétaires  ». Dans ces conditions, l’Agglo ne serait pas en mesure d’évaluer avec précision l’équilibre de ses zones d’activité, la faute à une absence de budgets propres à chacune. La CRC considère également que la CAD sous-estime le prix de vente de ses terrains, ce qui induit un coût de l’emploi créé important. Résultat, l’Agglo ne serait pas à même « d’apprécier (à sa juste valeur) l’efficience de sa politique de développement  ». Ses méthodes comptables doivent être «  mises en conformité  » pour favoriser le suivi des zones en question.

3. Une mutualisation faiblarde

Pour la CRC, la mutualisation des services (groupements d’achats dans le cadre des compétences gérées par la CAD pour le compte de ses communes) est trop « faiblement développée. Les gains éventuels induits par la mutualisation ne sont pas encore évalués  », selon les juges, qui rappellent que la loi impose cette démarche.

4. Une gestion des ressources humaines à améliorer

La chambre porte un regard sans complaisance sur les conditions de recrutement de l’ancien directeur de l’archéologie (lire ci-dessous), et invite l’Agglo à «  renforcer sa gestion des ressources humaines  » et à «  mieux maîtriser le recours aux recrutements externes  ». L’effectif s’était accru de 12 % entre 2010 et 2014. La baisse constatée fin 2015 (293 agents, dont 135 non-titulaires) devrait néanmoins se confirmer d’après les magistrats.

Le recrutement contesté de Monsieur X

S’il n’est pas nommément cité, l’ancien directeur du musée Arkéos figure dans le rapport de la chambre sous le nom d’emprunt de «  Monsieur X  ». Les magistrats s’attardent sur les conditions «  contestables  » dans lesquelles l’Agglo a eu recours à ses services au fil des ans.

Devenu directeur du musée après avoir participé à sa conception, l’intéressé a atteint l’âge de la retraite, à 65 ans, fin 2008. Bénéficiant d’un report d’un an, il n’a fait valoir ses droits à la retraite que fin 2009. Pour continuer à s’adjoindre les services de M. X, la CAD lui fait alors signer un CDD de trois ans en tant que « directeur de l’archéologie préventive  ». Problème, note la chambre, seuls les salariés du secteur privé peuvent prolonger au-delà de 66 ans. La CAD a donc fait bénéficier à M. X d’un «  contrat de travail irrégulier  ». Elle pensait, de son côté, que le secteur public était aussi concerné.

Le 1er janvier 2013, M. X, qui a fini son CDD, est recruté comme vacataire pour un an. Problème, ce faisant, son contrat à durée détermine est renouvelé sans interruption, ce qui signifie, selon la chambre, que les modalités de recrutement ont été là aussi «  irrégulières  ». Au 1er janvier 2015, M. X devient auto-entrepreneur en fixant lui-même sa rémunération annuelle (de 29 450 €). Un dispositif de recrutement qui dispense alors la CAD d’une mise en concurrence du poste de l’intéressé avec d’autres candidats (obligatoire à partir de 30 000 €). L’Agglo n’aurait pas considéré cette mise en concurrence «  utile  » vu le montant du marché, son objet (la mise en œuvre du projet scientifique du musée) et les compétences de M. X sur ce dossier.

La Voix du Nord  Par ARNAUD DÉTHÉE | 

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Rédigé par Zac_Lauwin-Planque

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Publié le 24 Novembre 2016

LAUWIN-PLANQUE

Changements de postes chez Amazon : attention aux bouchons infernaux

Chez Amazon, avant les fêtes, c’est la période de pointe, la Q 4 dans le jargon maison. D’où l’arrivée d’un nombre important d’intérimaires pour renforcer les permanents. Problème : le parking de la plateforme peine à recevoir tout le monde. Et aux changements de postes, ça bouchonne sérieusement.

Que l’on aille chez Amazon ou pas, il existe des créneaux horaires qu’il vaut mieux éviter dans le secteur.

Que l’on aille chez Amazon ou pas, il existe des créneaux horaires qu’il vaut mieux éviter dans le secteur.

Sophie (1) ronge son frein. Elle a quitté son domicile à 4 h 45. À 5 h 15, elle est plantée sur un rond-point. Le temps passe et le risque d’arriver en retard augmente de minute en minute. Finalement, elle ne rejoindra le parking qu’à 5 h 55. En temps normal, elle aurait dû faire le trajet en un quart d’heure. Et tous les jours, désormais, c’est comme ça. Car à Lauwin-Planque, les places de stationnement d’Amazon sont comptées – un millier environ.

« Vers 13 h, 13 h 15, quand les employés du poste d’après-midi arrivent, ils sont obligés d’attendre la sortie de ceux du poste du matin »

 

Et avec la multiplication des intérimaires embauchés pour faire face au surcroît de travail, en fin d’année, ça ne passe plus. Dixit notre interlocutrice, c’est pareil le midi. « Vers 13 h, 13 h 15, quand les employés du poste d’après-midi arrivent, ils sont obligés d’attendre la sortie de ceux du poste du matin.  » Avec à la clé un long bouchon qui part de la rocade, à la bifurcation vers Douai ou l’usine Renault. Idem sur l’A 21 et la départementale en direction de Courcelles-lès-Lens. Cela crée évidemment une polémique parmi les personnes concernées, qui perdent ainsi beaucoup de temps dans les bouchons, «  pour une maigre rémunération au final  ».

Depuis mardi, la direction a donc décidé de réagir. Des macarons, obligatoires à coller sur le pare-brise, avec le numéro de parking, ont été distribués. Mais ils sont réservés aux permanents et aux intérimaires anciennement en poste. Il est aussi question de stationnements dans l’enceinte voisine de Grimonprez. Pour les autres, il est envisagé de les envoyer à Gayant-expo. Là, une ou plusieurs navettes iraient les prendre pour les ramener chez Amazon.

Roder le système

Reste que si la formule est intéressante, elle soulève des interrogations. Gayant-expo, c’est grand. Sur quel parking aura lieu le rendez-vous ? Existera-t-il une zone spécifique pour se garer ? Et comment reconnaître la ou les navettes ? Qui arrivent d’ailleurs à quelle heure ? Et disposent de combien de places ? Elle vous débarque où ? Et dans l’autre sens, on fait comment ? Et ce n’est qu’une partie du problème. Si la navette n’arrive pas, ils font quoi les salariés ? Qui doivent-ils alerter ? À quel numéro ? Un retard indépendant de la volonté du salarié risque d’entraîner une retenue sur salaire ? Qui va compenser ? Et la navette, qui paie ?

Même pour un heureux possesseur de macaron, cela peut aussi vite se compliquer. Voiture en panne, ou en révision, voiture de prêt : plus de macaron. Pare-brise explosé, on fait quoi pour récupérer un autre sésame ? Il va falloir étudier tout ça et roder le système. En attendant, il vaut mieux s’armer de patience.

(1) Prénom d’emprunt. La direction d’Amazon, contactée à plusieurs reprises, n’a pas donné suite pour le moment.

« Aussi un problème de contrôles »

La difficulté actuelle pour se rendre à Amazon ne serait pas liée qu’à un afflux supplémentaire d’intérimaires. Un représentant de la CGT explique que ce serait plutôt dû aux contrôles des camions, mis en place par l’entreprise. «  Le bouchon ? Il a toujours plus ou moins existé. Mais pas de cette ampleur. Aujourd’hui, c’est pire… C’est depuis qu’ils ont mis en place un contrôle au niveau de Kiabi.  » Pour diriger certains véhicules vers une zone de stockage, dans l’enceinte de ce qui est actuellement un ensemble Grimonprez, mais qui va bientôt être repris par Amazon. «  C’est ça qui crée le bouchon…  »

Il confirme lui aussi la mise en place des macarons, les projets de stationnements extérieurs, et même de navettes. Pour quand ? Il ne sait pas. Pour être au travail à 9 h 30, il lui faut partir à 7 h 45. Pour d’autres, c’est même à 4 heures. Pas contente de ça et du reste, dont des conditions de travail, la CGT a lancé un préavis de grève générale pour la semaine prochaine.

Le dernier kilomètre en 40 minutes

Ça bouchonne déjà à hauteur de Carrefour Flers. La suite promet.

Dans la série « On a testé pour vous », voici le bouchon d’Amazon. Il est 12 h 55 et tout est déjà bouché sur la D 643 à hauteur du centre commercial Carrefour Flers. Rien d’autre à faire que d’attendre que ça passe. On a même le temps de descendre prendre quelques photos avant que le flot de véhicules ne se remette en mouvement. Un premier rond-point franchi ne vous rassure en rien. De quelque direction qu’on prenne le problème, c’est pareil. La bretelle de sortie de l’autoroute A 21 est aussi bouchée.

On repasse un rond-point, au pas, puis un autre, avant de pouvoir enfin apercevoir de loin les premiers bâtiments logistiques. Mais on n’est pas encore au bout de ses peines. Elle est longue la rue de la Plaine ! Enfin, le but est proche. Mais on tombe alors sur des camions en train de se faire contrôler. Il aura fallu quarante minutes pour en arriver là. Demi-tour, on rentre. On a alors une pensée émue pour celles et ceux qui se tapent ça tous les jours. Car, ensuite, plus de problème. Ceux qui ont quitté le parking sont déjà loin. La route est enfin libre.

La Voix du Nord Par J.-F. GUYBERT | 

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Publié le 8 Mars 2016

 

Auby : un projet de méthaniseur pour exploiter les terres polluées

Loin de se résigner, les agriculteurs concernés par le périmètre de Métaleurop où les cultures sont étroitement surveillées se sont organisés. Autour de l’Aubygeois Romain Vion, ils ont réfléchi à une alternative non alimentaire, pour exploiter leurs terres polluées.

R. Vion fait pousser du miscanthus, sur 10 hectares. Mais les débouchés sont rares.

R. Vion fait pousser du miscanthus, sur 10 hectares. Mais les débouchés sont rares.

Ils ne font pas étalage de leurs états d’âme et travaillent dans la discrétion, mais avec efficacité. Les exploitants qui ont rejoint l’association Agriculture et enjeu de territoire, créée en mai dernier autour de Romain Vion, veulent avant tout défendre leurs intérêts, mis à mal par les dernières directives de l’État sur l’interdiction de cultiver les terres dans le périmètre de Métaleurop (lire ci-dessous).

« La majorité d’entre nous est concernée. On cherche donc une alternative, économiquement viable », explique l’Aubygeois. Ce n’est pas un hasard s’il se retrouve à la tête du collectif : après avoir été exproprié en 2007 de 25 % de ses terres, situées dans le périmètre de la ZAC à Lauwin-Planque, il a dû renoncer par ailleurs à ensemencer 10 ha impropres aux cultures sur les 70 ha qui composent son exploitation. « J’y ai mis du miscanthus, l’herbe à éléphant, qui a la particularité de ne pas exporter les métaux lourds contenus dans le sol, et qui est utilisée pour faire de la biomasse. Mais il y a peu d’autres débouchés, en dehors du paillage pour les espaces verts », déplore Romain Vion.

Il y a un an, quand il apprend qu’une partie de ses terres restantes sera désormais sous étroite surveillance, car potentiellement trop riches en métaux lourds, l’agriculteur accuse le coup. « Je n’ai même pas pu commercialiser une partie de ma récolte, se désole-t-il, alors même qu’un complément d’analyse sur mes cultures a montré une bien meilleure conformité que celle à laquelle on pensait. »

 

Sortir la tête haute

Alors, pour se protéger de l’épée de Damoclès d’un nouveau renforcement des normes, lui comme les 35 autres agriculteurs concernés, ont décidé de réfléchir avec la chambre d’agriculture et l’État à un autre modèle. « On a fait le point sur ce qui se faisait en non alimentaire. On a pensé au lin, au chanvre, mais ce n’était pas possible, notamment en termes de rentabilité. » L’idée d’installer un méthaniseur sur des terres polluées, alimenté par des cultures poussant également sur des sols contaminés, s’est donc imposée : « Mais on ne veut pas être perdants, et sortir la tête haute », embraye l’agriculteur qui pilote avec une dizaine de ses collègues ce projet (lire ci-dessous) qu’ils aimeraient lancer fin 2016, en fonction des résultats de l’étude de faisabilité, en cours.

Il y a quelques jours, une réunion en sous-préfecture du Pas-de-Calais a permis aux agriculteurs d’évoquer ce dossier, notamment avec les élus des communes inclues dans le périmètre de Métaleurop. « On se fait force de proposition et on se casse pour trouver des solutions. Mais à part la méthanisation, il n’y a pas beaucoup d’autres options… constate Romain Vion, tout en insistant : Normalement, notre activité ne devrait pas se faire sur les terres polluées, mais sur des bonnes terres. Et les surfaces saines nous permettent de faire de la vente au détail et de faire face à nos investissements. »

Auby : un projet de méthaniseur pour exploiter les terres polluées

PUBLIÉ LE 07/03/2016

par Nathalie Labreigne

La Voix du Nord

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Publié le 8 Mars 2016

LE MERLON QUI FÂCHE

FLERS-EN-ESCREBIEUX.

Ça ressemble un peu à un long boyau mais ça s’appelle un merlon. Celui-là doit être érigé pour lutter contre le bruit le long de la D 621. Mais voilà, c’est aussi le long du champ de Christophe Sellier qui voit que la terre déversée sur 150 m empiète sur sa parcelle de plus d’un mètre. Ni une ni deux, l’homme bloque le passage des engins de chantier. Au final, l’entreprise chargée des travaux pourrait indemniser l’agriculteur pour les dommages occasionnés. Le merlon a rempli son office, l’affaire ne fera pas plus de bruit.

La Voix du Nord le 03/03/2016

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Publié le 7 Mars 2016

Travaux le long de la D621 : un agriculteur flersois bloque le chantier

Travaux le long de la D621 : un agriculteur flersois bloque le chantier

Réveil en fanfare pour l’agriculteur flersois Christophe Sellier, ce mardi matin. « Je revenais de conduire mon enfant à l’école quand je suis tombé sur le chantier », soupire l’intéressé, qui décide de bloquer le ballet des engins chargés de constituer un merlon « antibruit » le long de son champ situé aux abords de la D621. « Je me suis rendu compte que la terre déversée sur 150 m tout le long du merlon empiétait sur mon champ sur plus d’un mètre, peste l’exploitant. On avait pourtant tout bien borné. C’est toujours pareil avec la CAD (le client, NDLR), ils ne préviennent jamais du début des travaux. Ils ont interdit aux agriculteurs l’accès au pont de Planque or je m’aperçois que les engins de chantier multiplient les va-et-vient en l’empruntant. »

Au final, l’entreprise chargée des travaux pourrait indemniser le propriétaire pour les dommages occasionnés. De quoi faire grincer des dents du côté de la CAD qui, pour mémoire, avait jadis exproprié C. Sellier. « Ça aide à comprendre le zèle de ce monsieur, soupire-t-on à l’Agglo. Et lui, il va rembourser l’entreprise pour l’heure et demie de travail durant laquelle il a bloqué les ouvriers ? »

PUBLIÉ LE 01/03/2016

PAR A. DÉ. - LA VOIX DU NORD

 

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Publié le 18 Février 2016

Protection des champs captants...des arbres...plutôt que des entrepôts logistique !

La Voix du Nord le 16/02/2016

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Rédigé par Zac_Lauwin-Planque

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Publié le 3 Septembre 2015

S’il offre généreusement de la terre au maire de Raimbeaucourt, c’est que Denis Desrumaux, agriculteur, milite depuis des années pour que l’industrie cesse de polluer les parcelles à cultiver.

 

Quand LauwinPark a été aménagé, Denis Desrumaux a stocké une partie de la terre... qu’il offre aujourd’hui à Raimbeaucourt

Apprendre que le projet de jardin familial à Raimbeaucourt était menacé par la pollution des terres l’a immédiatement fait réagir.

Ce mardi, Denis Desrumaux, agriculteur et représentant de la FNSEA, a transmis au maire Alain Mension une proposition originale : « Lors de la création de la zone d’activité de Lauwin-Planque, nous avons été expropriés de terres d’une qualité exceptionnelle (…) Je n’ai pas voulu qu’un travail fait de manière responsable puisse devenir un déchet pour les entrepreneurs de travaux publics (…) Je l’ai donc stockée (ndlr : la terre) dans un de mes champs à proximité et je me propose de vous l’offrir gracieusement afin que vous puissiez réaliser vos jardins familiaux. »

Un geste généreux… qui lui permet aussi de rappeler le politique en général à ses responsabilités : « En espérant que dorénavant, on pensera à préserver les bonnes terres agricoles », conclut celui qui s’est battu contre le bétonnage des 100 hectares lauwinois repris de force au monde agricole.

Ce faisant, Denis Desrumaux dont une partie de l’exploitation se situe dans le périmètre étendu autour de Métaleurop, en profite pour glisser un message au consommateur : « Nos terres sont analysées et, depuis cette année, nos productions aussi. Chaque récolte est consignée et on ne peut la vendre si les taux en cadmium et en plomb ne sont pas conformes : finalement, ce qu’il y a de plus sécurisé, c’est ce qu’on mange dans le secteur !»

PUBLIÉ LE 01/09/2015

PAR NATHALIE LABREIGNE

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Publié le 3 Septembre 2014

Lauwin-Planque : les caravanes installées sur le parc logistique devraient être expulsées

PUBLIÉ LE 02/09/2014

PAR BERTRAND BUSSIERE

Le président de la Communauté d’agglomération de Douai, Christian Poiret, a enclenché la machine judiciaire pour faire expulser des caravanes stationnées sur un terrain communautaire, en zone d’activités de Lauwin-Planque. Les « expulsables » font valoir qu’ils auraient bien aimé stationner ailleurs. À condition qu’on leur mette à disposition un branchement électrique.

Les caravanes stationnent sur un terrain appartenant à la Communauté d’agglomération du Douaisis. D’où la demande d’expulsion.

Les caravanes stationnent sur un terrain appartenant à la Communauté d’agglomération du Douaisis. D’où la demande d’expulsion.

Samedi dernier, apeurés, les lapins lauwinois ont couru se cacher dans les terriers. Pas par peur de prendre un coup de fusil mais par peur d’être écrasés. Une noria de caravanes a envahi leur territoire, un terrain (encore en friche) encerclé par les plateformes logistiques. Évitant tant bien que mal les ornières, les conducteurs d’une petite centaine de voitures attelées chacune à une caravane se sont installées sur un terrain « appartenant à la communauté d’agglomération du Douaisis », soutient Christian Poiret, président de celle-ci et maire de Lauwin-Planque.

L’aire face à Renault-Douai boudée

Les Tziganes de France de la mission évangélique Vie et Lumière ont leurs habitudes à Douai. Chaque année, fin août, des familles font étape ici, souvent au sortir de la convention d’été Vie et Lumière de Chaumont (Haute-Marne). Avant, ils se rendaient sur l’aire de grand passage, face à l’usine Renault-Douai. Terminé. Les itinérants ne veulent plus y aller, car, comme l’explique l’un d’eux, « il n’y a pas d’accès à l’électricité » et « le terrain n’est pas entretenu ». Un propos relayé par le pasteur Bernard Bernard, porte-parole de la communauté : « Dites bien que nous sommes de nationalité française. On demande juste un terrain plat avec l’eau et l’électricité. Que l’on paiera. »

Christian Poiret ne nie pas que la fée électricité ne soit pas arrivée jusqu’à l’aire de grand voyage : « Quand ils s’arrêtaient là-bas, ils allaient la chercher en se raccordant de l’autre côté de la route. Et puis ils ne versent la redevance que les deux premiers jours. Ensuite, plus rien. » Côté gens du voyage, on estime que la facture est un peu salée : « 600 à 800 € de caution et de 2 à 3 € par jour et par caravane. Sans accès au courant. »

Pour le pasteur Bernard, ses ouailles ne sont pas les bienvenues à Douai. « Le 14 janvier, j’ai envoyé un courrier à M. Poiret pour lui dire que nous voulions une place pour quinze jours. Je n’ai pas eu de réponse. »

Et pour cause. Le destinataire se défend d’en avoir accusé réception. Les courriers, Christian Poiret ne se cache pas en parapher, par contre. Ainsi celui à la justice, par l’intermédiaire de l’avocat de la CAD, demandant au TGI de Douai une ordonnance d’expulsion des familles installées sur le terrain communautaire de Lauwin-Planque.

Une expulsion sous «huit jours»

La machine judiciaire est en route. Les services de la Communauté d’agglomération du Douaisis (CAD) ont rédigé une requête d’expulsion pour stationnement illégal des gens du voyage sur une partie du domaine public, en zone d’activités de Lauwin-Planque. L’avocat de la CAD a fait parvenir les pièces au tribunal de grande instance de Douai afin d’obtenir une ordonnance d’expulsion. « Sous huit jours, la puissance publique aura fait son job », se félicite Christian Poiret.

Mieux accueillis ailleurs ?

« À Arras, nous sommes toujours bien reçus, témoigne le pasteur Bernard. Le terrain que l’on nous met à disposition sur la route de Monchy-le-Preux dispose d’un branchement électrique et de l’eau. » « Avant Douai, certains d’entre nous se sont arrêtés à Brebières et Auby. Demandez aux maires, si on ne les a pas dédommagés. »

Obligation d’un branchement d’électricité ou pas ?

La loi dit qu’une aire de grand passage, destinée aux séjours de courte durée pour les grands groupes de 50 à 200 caravanes au maximum, ne comporte pas d’équipements fixes. Et l’équipement peut être sommaire pour un emplacement pour grands rassemblements traditionnels ou occasionnels regroupant un grand nombre de caravanes quelques jours par an.

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Rédigé par Zac_Lauwin-Planque

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Publié le 1 Septembre 2014

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Après 2 années d'absence (déjà à plusieurs reprises en 2012..et années précédentes.), les gens du voyage envahissent la ZAC de Lauwin-Planque. (arrivée le 30/08/2014).

Encore un engagement de la CAD (Communauté d'Agglomération du Douaisis) non tenu, en référence à la Charte de Palme de juin 2006 page 18 :

"Mise en place de dispositifs empêchant l'accès du site aux gens du voyage "

Extrait Charte Palme de juin 2006

Extrait Charte Palme de juin 2006

D'autre part, la ZAC étant implantée sur une zone à risque et sensible pour les ressources en eau (Champs captants irremplaçables). Ces implantations de camps peuvent avoir des conséquences graves sur l'environnement (Déchets, rejets des eaux usées : sanitaires, lave linge,...).

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