Publié le 17 Août 2017

Avec le développement des activités logistiques dans le Douaisis, la circulation – et notamment celle des poids lourds – ne cesse d’augmenter sur la RD 621. Au grand dam des habitants du Petit Cuincy qui peinent, à tous les sens du terme, à se faire entendre. Leur quartier ne bénéficie d’aucune protection phonique.

Le matin, le midi et le soir, le séjour sur la terrasse des Delfosse est impossible et il faut fermer la porte-fenêtre du salon pour se protéger du bruit.

Le matin, le midi et le soir, le séjour sur la terrasse des Delfosse est impossible et il faut fermer la porte-fenêtre du salon pour se protéger du bruit.

C’est un mignon quartier, tout au bout de Cuincy… Martine et Jean-Claude Delfosse y ont leur maison depuis des années. Grande pelouse, jardin potager, vaste terrasse… Le Petit Cuincy pourrait être un authentique coin de paradis, s’il n’y avait ce bourdonnement incessant. Un bruit de fond qui monte en intensité dès qu’un camion passe sur la rocade minière, la RD 621. Celle-ci passe pour ainsi dire au fond du jardin des Delfosse. Le séjour sur la terrasse en devient inconfortable. Et même lorsqu’on est dans le salon, fenêtre ouverte en ce mois d’août, le bruit est nettement perceptible. «  Et encore, là ça va, précise Jean-Claude. Le pire c’est le matin, à partir de 5 h 30 jusqu’à 9 h. Ça recommence le midi et le soir, entre 16 h 30 et 19 h. On est obligé de fermer les fenêtres et il est impossible de rester sur la terrasse. Nous ne sommes pas les seuls dans ce cas. Toutes les maisons du voisinage, rues Jules-Guesde, Sadi-Carnot ou impasse Saint-Nicolas, sont impactées.  »

 

« Dans les autres communes longées par la RD 621, des merlons arborés ont été édifiés. Pas chez nous. »

Dans le Petit Cuincy, le problème ne date pas d’hier. La première pétition a été signée en1992. «  Mais à l’époque, on était à 64,5 décibels alors que la norme était, je crois, de 65 décibels. Du coup, rien n’a été fait.  » Les habitants du Petit Cuicny, soutenus par l’association Cuincy-environnement-santé, ne se sont pas découragés et relancent régulièrement des démarches auprès du Département, qui gère la RD 621, de la communauté d’agglomération du Douaisis, du maire de Cuincy, de la subdivision de l’Équipement… «  Dans les autres communes longées par la rocade, comme Lauwin-Planque, Lambres ou Courchelettes, des merlons (NDLR : des buttes de terre) arborés ont été installés pour créer une isolation phonique. Pas pour nous…  » se désole Jean-Claude Delfosse.

 

« Nous allons bientôt avoir Goodman sur la zone de L’Hermitage. Ça va encore augmenter le trafic. »

Depuis 1992, avec l’installation de nombreuses activités de logistique dans le Douaisis, la circulation sur la RD 621 est passée de 20 000 véhicules par jour à 30 000. «  Et nous allons bientôt avoir Goodman qui va s’installer sur la zone de L’Hermitage. Cela va encore intensifier le trafic, s’inquiète Jean-Claude. Pendant un moment, ils ont pensé faire passer la RD 621 à quatre voies, ce qui les aurait obligés à prévoir un dispositif d’isolation phonique. Mais là, on n’en parle plus pour le moment… Bien sûr, je ne suis pas technicien et ce n’est pas à moi de dire quelle serait la bonne solution. Mais comme je ne suis pas très béton, je pense qu’un merlon de terre avec des arbres plantés dessus arrangerait déjà très bien les choses.  »

C’est un mignon quartier, tout au bout de Cuincy… Martine et Jean-Claude Delfosse y ont leur maison depuis des années. Grande pelouse, jardin potager, vaste terrasse… Le Petit Cuincy pourrait être un authentique coin de paradis, s’il n’y avait ce bourdonnement incessant. Un bruit de fond qui monte en intensité dès qu’un camion passe sur la rocade minière, la RD 621. Celle-ci passe pour ainsi dire au fond du jardin des Delfosse. Le séjour sur la terrasse en devient inconfortable. Et même lorsqu’on est dans le salon, fenêtre ouverte en ce mois d’août, le bruit est nettement perceptible. «  Et encore, là ça va, précise Jean-Claude. Le pire c’est le matin, à partir de 5 h 30 jusqu’à 9 h. Ça recommence le midi et le soir, entre 16 h 30 et 19 h. On est obligé de fermer les fenêtres et il est impossible de rester sur la terrasse. Nous ne sommes pas les seuls dans ce cas. Toutes les maisons du voisinage, rues Jules-Guesde, Sadi-Carnot ou impasse Saint-Nicolas, sont impactées.  »

 

« Dans les autres communes longées par la RD 621, des merlons arborés ont été édifiés. Pas chez nous. »

Dans le Petit Cuincy, le problème ne date pas d’hier. La première pétition a été signée en1992. «  Mais à l’époque, on était à 64,5 décibels alors que la norme était, je crois, de 65 décibels. Du coup, rien n’a été fait.  » Les habitants du Petit Cuicny, soutenus par l’association Cuincy-environnement-santé, ne se sont pas découragés et relancent régulièrement des démarches auprès du Département, qui gère la RD 621, de la communauté d’agglomération du Douaisis, du maire de Cuincy, de la subdivision de l’Équipement… «  Dans les autres communes longées par la rocade, comme Lauwin-Planque, Lambres ou Courchelettes, des merlons (NDLR : des buttes de terre) arborés ont été installés pour créer une isolation phonique. Pas pour nous…  » se désole Jean-Claude Delfosse.

 

« Nous allons bientôt avoir Goodman sur la zone de L’Hermitage. Ça va encore augmenter le trafic. »

 

Depuis 1992, avec l’installation de nombreuses activités de logistique dans le Douaisis, la circulation sur la RD 621 est passée de 20 000 véhicules par jour à 30 000. «  Et nous allons bientôt avoir Goodman qui va s’installer sur la zone de L’Hermitage. Cela va encore intensifier le trafic, s’inquiète Jean-Claude. Pendant un moment, ils ont pensé faire passer la RD 621 à quatre voies, ce qui les aurait obligés à prévoir un dispositif d’isolation phonique. Mais là, on n’en parle plus pour le moment… Bien sûr, je ne suis pas technicien et ce n’est pas à moi de dire quelle serait la bonne solution. Mais comme je ne suis pas très béton, je pense qu’un merlon de terre avec des arbres plantés dessus arrangerait déjà très bien les choses.  »

Ch. Poiret «prêt à défendre le dossier»

La communauté d’agglomération du Douaisis ayant récemment reçu une requête de Cuincy-environnement-santé à propos des nuisances sonores au Petit Cuincy, Christian Poiret, son président, est bien au courant du dossier. Mais c’est surtout en tant que vice-président du conseil départemental chargé des finances qu’il répond : «  Le problème, c’est que nous ne sommes pas dans une zone noire sur la carte du bruit établie par la CAD. Or le Département intervient prioritairement sur les points noirs. Le passage de la RD 621 à quatre voies rendrait effectivement obligatoires des équipements anti-bruit, mais cela ne se fera pas avant dix ou quinze ans. Il y a pas mal d’ouvrages d’art à prévoir et ce sera coûteux. Il faut donc trouver une solution à court terme. Des merlons, comme ceux qui ont été édifiés à Lauwin-Planque, pourraient être une solution. Les services du Département mènent actuellement une étude pour voir à qui appartiennent les terrains et si nous pouvons obtenir un droit de passage pour mener des travaux. Je ne peux donc pas m’avancer pour le moment, mais c’est un dossier que je suis prêt à défendre et sur lequel je voudrais aboutir. »

Un avis du conseil municipal conjugué au conditionnel

Claude Hégo, maire de cuincy, est lui aussi bien au fait du dossier… «  Lors de l’enquête publique sur l’extension de la zone de L’Hermitage, le conseil municipal a donné un avis positif, à condition que cette question des nuisances sonores liées à la RD 621 soit prise en compte, précise-t-il. La rocade, c’est un peu la route de la logistique. Entre Amazon, avec tout ce qu’il y a autour, et l’implantation future de Goodman, le trafic de camions est en constante augmentation. Le préfet, qui était destinataire de l’avis du conseil municipal, nous a orientés vers le Département. Qui nous a renvoyés vers la communauté d’agglomération du Douaisis au motif que c’est elle qui aménage la zone de L’Hermitage… Il va quand même falloir trouver une solution. Le secteur concerné est de quelques centaines de mètres tout au plus… Peut-être qu’une baisse de la vitesse autorisée à 80 km/h pourrait aussi être une solution. C’est une route où il y a régulièrement des accidents. »

La voix du nord  Par Françoise Tourbe | 

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Rédigé par Zac_Lauwin-Planque

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Publié le 29 Décembre 2016

LAUWIN-PLANQUE

Camions de livraison : la précarité dans les cabines

Ce chauffeur ukrainien dont le camion stationné en bord de champ est immatriculé en Lituanie brandit à notre approche son sac poubelle. En mêlant le Polonais et quelques mots d’Anglais, il assure qu’il ne jette rien dans la terre mais que certains de ses collègues ne s’en privent pas. Arrivé lundi à Lauwin-Planque, il attend toujours ce mardi après-midi de pouvoir décharger ses marchandises à Amazon.

Gestes à l’appui, il raconte qu’il a demandé à se garer sur le parking de l’entreprise, notamment pour réparer une pièce sous son camion, mais qu’on l’en a chassé. Il hausse les épaules de dépit en désignant la boue dans laquelle il stationne et qui l’empêche de procéder aux réparations. «  Moi, je ne leur en veux pas. Les chauffeurs sont des malheureux  », confie Denis Desrumaux, choqué par leurs conditions de travail. Garé à quelques mètres, un conducteur roumain fraîchement débarqué sur le Lauwin Park s’apprête, faute de créneau de déchargement, à passer la nuit dans sa cabine. Au chaud, mais dans un confort spartiate. Et pour «  67 € la journée  », nous apprend-il. Pas cher payé pour dormir sur un bord de route.

Par La Voix du Nord | 

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Rédigé par Zac_Lauwin-Planque

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Publié le 29 Décembre 2016

LAUWIN-PLANQUE

Dans les champs bordant Lauwin Park poussent les détritus…

 

Une fois par semaine, Denis Desrumaux et une poignée de ses collègues agriculteurs jouent les ripeurs dans leurs champs, jouxtant la voie qui dessert Big Ben et Amazon. Les nombreux poids lourds qui stationnent le long de cette route ont pris la mauvaise habitude de s’y débarrasser de leurs déchets.

Entre les jeunes pousses de blé d’hiver qui sortent de terre, des canettes, des boîtes de conserve, des bouteilles de vin vides et d’autres, en plastique, remplies de liquide d’un jaune douteux. Tout un assortiment de détritus jetés là par des camionneurs de passage, qui attirent les rats dont les terriers se sont multipliés en bord de champs. « On s’est rendu compte de l’ampleur du problème après les dernières moissons  », explique Denis Desrumaux. Depuis, l’agriculteur flersois et ses collègues – ils sont une demi-douzaine à cultiver des terres à proximité du Lauwin Park – se sont résignés à passer une fois par semaine sur place pour nettoyer les champs des quantités de déchets qui y sont abandonnés, comme s’il s’agissait d’une vulgaire décharge.

 

Les détritus qui empoisonnent les agriculteurs font en revanche le bonheur des rats, dont les terriers se sont multipliés en bord de champs.

 

«  Il y a six mois, ça a empiré. Et avant Noël, c’était la folie », livre le cultivateur qui a interpellé par mail le président de la Communauté d’agglomération du Douaisis (CAD). « Ce n’est pas la première fois que je soulève le problème  », précise Denis Desrumaux, qui demande entre autres qu’un parking puisse être aménagé sur la zone, afin que les camions en attente de livrer les entreprises puissent y stationner dans de bonnes conditions.

 

« Pour se garer là, ils roulent sur les plantations, qui sont défoncées. »

Faute de place, la plupart de ces poids lourds venus de loin s’alignent où ils peuvent, souvent le long de la route, sur la piste cyclable. «  Pour se garer là, ils roulent sur les plantations, qui sont défoncées. » Quitte à s’embourber dans le sol, détrempé par les récentes pluies, et à créer de larges ornières. Quant au bitume, il a carrément disparu sous une épaisse couche de boue ramenée au passage par les roues. «  Nous, on n’a même plus accès à nos champs car ils stationnent sur les dessertes  », ajoute l’agriculteur qui a proposé à la CAD de poser de grosses pierres tous les 4 à 5 mètres dans les parterres pour empêcher les camions de s’y frayer un accès. Denis Desrumaux espère maintenant qu’une solution sera proposée, et avant que le blé ne soit en épis : «  ça ne se verra plus rien mais nous, qu’est-ce qu’on va ramasser dans nos machines ?  »

La Voix du Nord Par Par Nathalie Labreigne | 

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Rédigé par Zac_Lauwin-Planque

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Publié le 29 Décembre 2016

LAUWIN-PLANQUE

Bouchons d’Amazon : les navettes fonctionnent mais ne résolvent pas tout

Dans de récentes éditions, nous avions évoqué les gigantesques bouchons qui se créent au moment des changements de postes, autour d’Amazon et de la ZAC de Lauwin-Planque. Le problème est toujours en cours de résolution.

Quid des importants embouteillages qui se forment au moment des changements de postes, particulièrement entre midi et deux, autour de la plateforme Amazon  ? On fait le point.

La direction avait décidé de prendre différentes mesures. Comme de limiter l’accès du parking nº1 (le plus proche du site, avec un millier de places) aux seuls permanents et aux plus anciens des intérimaires. Elle avait ensuite ouvert, en face, un autre parking de 250 places. Mais tout cela restait nettement insuffisant pour accueillir le surcroît d’intérimaires attendu pour honorer les commandes de fin d’années.

 

 

Il a donc été décidé de mettre en place, à partir du lundi 28 novembre, une navette gratuite, en bus, à partir de Gayant-expo. Dont le parking 2, celui situé en contrebas du pont de Lille, côté Clochette, serait gardienné spécialement pour cela. Un peu plus d’une semaine après, le système fonctionne-t-il ? «  Oui  » affirme-t-on du côté des représentants de la direction. Quelque cinq cents personnes se garent à Gayant-expoet douze navettes (quatre par équipes) sont chargées de les acheminer jusqu’au site.

D’autre part, le flux de camions, qui était aussi critiqué, a été modifié, afin de fluidifier le trafic sur la voie d’accès commune à ces véhicules et à ceux du personnel. De même source, on constate que les conditions se sont améliorées, bien que le trafic reste encore dense au moment des changements d’équipes.

 

Les navettes de bus attendent les intérimaires sur le parking du haut, côté Clochette, à Gayant-expo. PHOTO « LA VOIX »

 

Il avait encore été noté un problème. Un autocar qui avait « oublié » ses passagers. C’était un «   dysfonctionnement de planning  ». Une nouvelle procédure d’alerte, en cas de défaillance, a été depuis mise en place.

Côté utilisateurs, un jeune, originaire de Flers, se demande si ça vaut vraiment le coup de venir jusqu’à Gayant-expo, pour repartir à Lauwin-Planque. Il envisage de prendre un vélo. Son collègue, originaire du Lensois, doit partir à 12 h de chez lui pour prendre la navette à 13 h 40. Il s’interroge aussi. Mais n’a pas pour l’instant d’autre solution.

La Voix du Nord Par J-F. Guybert | 

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Rédigé par Zac_Lauwin-Planque

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Publié le 29 Décembre 2016

LAUWIN-PLANQUE

Bouchons d’Amazon : les automobilistes partagent leurs (mauvaises) expériences

Samedi, nous évoquions les difficultés des employés et intérimaires qui travaillent chez Amazon à rejoindre leur lieu de travail. Depuis ? Ça ne va pas mieux. En témoignent les commentaires postés sur notre page Facebook.

1.Le constat.

Le constat.

«  La galère », «  le bordel », «  le bazar  ». Les qualificatifs ne manquent pour décrire le moment où il faut rejoindre son poste. Ceux qui emploient ces termes peu élogieux ne sont autres que des travailleurs d’Amazon, dont l’entrepôt logistique est situé à LauwinPark. Le problème, c’est qu’une seule route dessert la zone, à partir de la RD 643, elle-même déjà bien fréquentée. Et bientôt encore plus puisqu’elle rallie les grands centre commerciaux de Noyelles-Godault et de Carrefour-Flers. On pense aux samedis d’avant Noël combinés aux changements de postes…

Pour se donner une petite idée, quelques témoignages : Frédérique, qui a dû attendre qu’une place se libère sur le parking des salariés : «  Je suis arrivée a 12h45 sur le parking, alors que je suis à 10 minutes d’Amazon. J’ai attendu 45 minutes à l’arrêt sur le parking pour me garer.  » Émilie explique avoir mis lundi 1h10 au lieu du quart d’heure qui la sépare de son domicile à son lieu de travail. Morgan parle, lui, d’une zone d’activité complètement saturée, quand d’autres pensent également aux salariés des autres entrepôts de la zone qui sont impactés. Selon Benjamin, un nouveau problème arrive : les gens commencent à se garer «  n’importe où sur la zone. Et on peut les comprendre…  »

 

CAPTURE D’ECRAN GOOGLE MAP

 

2.Les solutions.

Comme annoncé, une navette quotidienne a été mise en place depuis lundi par la direction, au départ du deuxième parking de Gayant-expo. « En revenant du boulot à exactement 12h59, la navette était dans les bouchons  » témoigne Marie-Laure. «  Qu’ils viennent avec leur propre moyen ou la navette, ils sont quand même en retard !  » Un système de macaron a été mis en place pour guider les permanents et certains intérimaires sur les parkings. Là encore, cela ne semble pas au point. «  Les contrôles s’effectuent bien trop tard car plusieurs collègues devant se garer sur le parking P2 arrivent à se garer au parking P1  », explique Cyril.

3.Les conseils.

Pour les automobilistes, nous ne saurons que leur dire de contourner la zone aux heures des prises de postes (par la RD425 via Esquerchin ou l’A21), avec un gros point noir entre 12 h et 14 h, selon les usagers. Pour les employés, privilégier le covoiturage, venir à vélo ou à scooter. Julie qui habite à Flers-en-Escrebieux, se réjouit de pouvoir venir à deux-roues. Elle ne met que 8 minutes… L’efficacité de la navette - en phase d’expérimentation - ne pourra être démontrée qu’au bout de plusieurs jours, voire semaines. Pour l’instant, pas d’effet notable à signaler. Reste à commander un tapis volant au père Noël pour passer le rush  ?

 

La Voix du Nord Par Gwénaëlle Lavenant 

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Rédigé par Zac_Lauwin-Planque

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Publié le 29 Décembre 2016

LAUWIN-PLANQUE

Bouchons d’Amazon:le dernier kilomètre en 40 minutes

Dans la série on a testé pour vous, voici le bouchon d’Amazon. On est vendredi, il est 12 h 55 et tout est déjà bouché sur la D 643 à hauteur du centre commercial Carrefour Flers.

Rien d’autre à faire que d’attendre que ça passe. On a même le temps de descendre prendre quelques photos avant que le flot de véhicules ne se remette en mouvement. Un premier rond-point franchi ne vous rassure en rien. De quelque direction qu’on prenne le problème, c’est pareil. La bretelle de sortie de l’autoroute A 21 est aussi bouchée.

On repasse un rond-point, au pas, puis un autre, avant de pouvoir enfin apercevoir de loin les premiers bâtiments logistiques.

Mais on n’est pas encore au bout de ses peines. Elle est longue la rue de la Plaine !

Enfin, le but est proche. Mais on tombe alors sur des camions en train de se faire contrôler. Il aura fallu quarante minutes pour en arriver là. Demi-tour, on rentre. On a alors une pensée émue pour celles et ceux qui se tapent ça tous les jours. Car, ensuite, plus de problème. Ceux qui ont quitté le parking sont déjà loin. La route est enfin libre.

 

Par La Voix du Nord | 

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Publié le 29 Décembre 2016

FLERS EN ESCREBIEUX

Un «parking à camions» sur la D 643

 

Pas content cet usager de la D 643. En tant que cycliste, il n’a déjà pas la vie belle avec certains automobilistes, que ne font guère attention à lui, ni aux autres amateurs de vélo, d’ailleurs. Mais depuis plusieurs semaines, nous dit-il, il déplore que cet axe reliant Courcelles-les-Lens à Douai soit devenu «  Un parking à camions  ». Des véhicules venus parfois de loin, et dont on peut supposer qu’ils attendent de rentrer dans la ZAC de Lauwin-Planque. Et leur stationnement ne facilite guère la vie des cyclistes.

Par La Voix du Nord | 

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Rédigé par Zac_Lauwin-Planque

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Publié le 29 Décembre 2016

LAUWIN-PLANQUE

 

Des navettes pour tenter de faire sauter les bouchons aux entrées d'Amazon

Il devenait urgent de faire quelque chose. À chaque changement de poste chez le logisticien Amazon, un énorme bouchon se créait dans le secteur. La direction a notamment décidé la mise en place de navettes réservées aux employés. Elles arrivent lundi.

Comment désengorger les abords d’Amazon au moment des changements de postes ? Le problème était criant et nécessitait une réponse urgente. Les responsables de l’entreprise ont réfléchi à la question et ils viennent de livrer leur copie.

Ils ont commencé par mettre en place un système de macarons limitant l’accès au P1, le plus proche de l’entreprise, aux seuls possesseurs, c’est-à-dire les permanents ou les intérimaires les plus anciens dans la maison. Il est également prévu de favoriser le covoiturage, avec, là encore, des places réservées.

Mais vu que l’ensemble ne représente qu’un millier d’emplacements, il fallait trouver autre chose. Un parking, dit P2, sera donc ouvert, en face. Seulement il ne propose que 250 places. Pas assez pour accueillir tout le monde. Donc il a été décidé que les autres iraient se garer à Gayant-expo. Le P2 leur sera spécialement dédié, et il y aura un gardiennage. Les navettes, dont le nombre n’a pas été précisé, pourront accueillir chacune 55 personnes. Elles seront faciles à distinguer. Une personne sera là pour répondre aux questions. Mais une information est aussi prévue à la plateforme pour les salariés concernés. Ils seront déposés à un rond-point proche de celle-ci. La mise en application sera effective dès lundi matin. Il s’agit d’un système évolutif en fonction des besoins. Il ne reste plus qu’à espérer que cela résolve durablement le problème des bouchons.

La Voix du Nord

Par Jean-François Guybert 

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Publié le 27 Novembre 2016

Douai : les finances de l’agglo taclées par la chambre régionale des comptes
 

C’est un rapport dont la Communauté d’agglomération du Douaisis (CAD) se serait bien passée. La Chambre régionale des comptes (CRC) a analysé les finances de la CAD et son rapport n’est pas très flatteur. La Chambre met notamment en avant des déficits sur les grands équipements récents ou à venir : le musée Arkéos et la future piscine Sourcéane. L’Observateur s’est procuré ce rapport.

Sur les zones d’activités

Et c’est sur son cheval de bataille, le développement économique, que la CRC commence son rapport. En effet, selon ses calculs, la vingtaine de zones d’activités présentes sur le territoire ne serait pas suffisamment rentabilisée. Elles sont pleines à 78 % en moyenne, ce qui est une bonne performance, mais le mètre-carré aurait été cédé pour certains cas en dessous de sa valeur.  » La chambre a évalué le prix d’équilibre du m2. (…) Il ressort pour la zone du Luc à Dechy à 21 € et pour celle de Lauwin-Planque à 23,7 €, alors le prix de vente a été respectivement en moyenne de 17,8 € et 13 € le m2. «  Cet écart de montant est expliqué par la CAD par la volonté d’attirer des entreprises qui créeraient des emplois sur le territoire, soit 470 à Dechy et 1320 à Lauwin-Planque. Certes mais ces emplois, au final ont coûté cher à l’agglo, selon la chambre : presque 25 000 euros par emploi créé à Dechy et presque 15 000 pour Lauwin-Planque.

Au final, la CRC demande à la CAD davantage de transparence sur les comptes de ses zones d’activités. Ces zones constituent actuellement un budget annexe nommé “développement économique” alors que chacune devrait avoir son propre budget, ce qui permettrait d’évaluer les recettes et dépenses de chacune d’entre elles.

Arkéos

Dans les années 2000, la CAD se lance dans un grand projet : celui de créer un musée de l’archéologie adossé à un parc de reconstitution historique. Depuis, le musée est sorti de terre et ouvert au public. Le parc est en cours d’élaboration. Au départ, le budget de ce chantier était évalué à 5,3 millions d’euros hors taxes. Mais le coût a progressivement augmenté, à la suite d’avenants divers au marché, en particulier sur le gros œuvre, les sols souples et la voirie. Au final, en 2014, soit trois ans après l’approbation du projet, la chambre note que  » le coût total s’élève à 8 millions d’euros HT en 2014, soit 45 % de plus qu’en 2011. « 

Depuis le musée est ouvert, donc doit commencer à rapporter un peu d’argent. Oui, mais voilà, selon le rapport,  » le musée connaît encore un déficit de notoriété. Avec moins de 40 000 visiteurs par an, la fréquentation est peu dynamique, elle reste inférieure aux 60 000 visiteurs envisagés lors de l’étude de programmation de 2005 afin d’équilibrer l’opération. «  La réponse de la CAD sur ce point est claire : si la fréquentation n’est pas à la hauteur des prévisions, c’est parce que le parc n’est pas encore sorti de terre, il n’y a aujourd’hui que le musée.

Mais du coup, l’opération est aujourd’hui déficitaire. Le musée gratuit, ouvert 6 jours sur 7 rapporte 100 000 euros de recettes par an, selon la CRC, la moitié de ce qui était prévu. Le budget principal de l’agglo doit verser au musée 600 000 euros par an pour atteindre l’équilibre. La Chambre régionale des comptes recommande donc à la CAD de lancer une réflexion pour augmenter les recettes. La CAD envisagerait dans ce cadre  » la voie du mécénat « .

Le directeur d’Arkeos

Sur Arkéos, il reste un point un peu flou : l’emploi du directeur du service archéologique de l’époque. La chambre semble s’interroger sur le statut que celui-ci a occupé dans la naissance du projet Arkéos. En effet,  » il a participé à la conception du projet Arkéos, avant de devenir le directeur du musée en 2014. «  Oui, mais voilà, normalement en 2008, il devait prendre sa retraite. Pourtant, la CAD a continué à travailler avec lui. Il aurait successivement signé un contrat en CDD en 2009, puis un contrat de vacataire en 2013 avant de monter son auto-entreprise en 2015. En 2008, il avait 65 ans, ce qui signifie qu’en 2009, il n’avait plus le droit de travailler. Car selon la CRC, il est possible de prolonger sa carrière jusqu’à 70 ans mais seulement dans le secteur privé. Or, on parle ici de droit public.

Sourcéane

Pas encore sorti de terre, ce centre aquatique du Raquet est déjà annoncé déficitaire par la CRC. Sur l’élaboration du projet déjà, elle semble s’interroger. En 2010, un concours avait été organisé pour la construction du projet. Trois candidatures ont été étudiées par un jury.  » Alors qu’il présentait des imprécisions majeures sur les techniques et le choix des matériaux, selon les observations du jury du concours, relève la CRC, le projet C a été retenu. « 

En 2010, le coût du projet est évalué à 25,2 millions d’euros, financé à 68 % par la CAD, le reste par des subventions. Mais là aussi la CRC s’interroge.  » Le plan de financement prévisionnel est incomplet. Il n’a pas été ajusté pour tenir compte de la révision à la baisse des prévisions de fréquentation. Aucune étude approfondie n’a été menée pour analyser les effet induits par les projets concurrents. (…) En raison du niveau de fréquentation envisagé, le déficit annuel à couvrir pourrait être au minimum de l’ordre de 0,9 million d’euros, soit le triple des projections initiales. « 

La synthèse de ce rapport a été présentée en conseil communautaire le 16 septembre dernier. Cependant, il faut noter que l’analyse a été effectuée il y a quelques mois, et que depuis les choses ont pu évoluer. Christian Poiret, président de la CAD, se dit  » pas du tout surpris, c’est une analyse technique qui ne prend pas en compte la dimension politique de l’agglo, ni sa stratégie. « 

 

Et qu’en pensent les élus ?

Les élus ont pu s’exprimer sur le sujet lors du conseil communautaire du 16 septembre. Christian Poiret, le président : « Jamais à Arkéos et sur Sourcéane ou Loisiparc nous équilibrons et nous n’équilibrerons jamais. Loisiparc a accueilli 68 000 personnes mais présente un déficit de 600 000 euros. On sait pourquoi on a mis ces 600 000 euros, politiquement. » Frédéric Chéreau, maire de Douai : « C’est un rapport de routine qui n’a pas une approche très stratégique, mais les magistrats font leur travail. Ce n’est pas agréable mais cela peut être utile. Sur les zones d’activités, c’est un choix politique de ne pas être à l’équilibre. Le déficit est parfaitement assumé. Quel est le nombre d’emplois créés ? «   Jean-Luc Hallé, maire de Hamel : « C’est une analyse technique, les remarques sont relativement légères, uniquement techniques, c’est le rôle de la CRC. Si demain on devrait revoter Sourcéane ou Arkéos, on voterait de la même façon. Et sur les zones d’activités, nous sommes OK sur la façon dont elles sont gérées. » Martial Vandewoestyne : « Avec ces rapports, on est toujours un peu frustré car on s’attend à mieux. Mais il faut tenir compte de ce qui est repris, qu’il soit toujours un guide. »

 

L' Observateur du Douaisis par Dorothée DELOMEZ le vendredi 30 septembre 2016

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Publié le 27 Novembre 2016

DOUAISIS

La gestion de la communauté d’agglomération épinglée par la chambre régionale des comptes

La chambre régionale des comptes vient de rendre public un rapport dans lequel elle passe au crible la gestion budgétaire et financière de la communauté d’agglomération du Douaisis (CAD) pour la période 2009-2015. Les magistrats financiers s’y montrent critiques à plus d’un titre. Tour d’horizon des principales observations.

La chambre régionale des comptes redoute que le musée Arkéos et le centre aquatique Sourcéane, deux équipements structurants de la CAD, plombent durablement les finances de l’intercommunalité. PHOTO JOHAN BEN AZZOUZ

1. Arkéos et Sourcéane, la menace du gouffre financier

Alors qu’Arkéos ne devrait pas voir émerger son fameux parc de l’An Mil avant 2018, et que l’inauguration du centre aquatique Sourcéane est prévue le 17 décembre, la chambre régionale des comptes (CRC) estime que ces deux investissements phares pèsent lourdement sur les comptes de l’Agglo en s’inscrivant dans «  une tendance d’exploitation déficitaire structurelle  ». 600 000 euros de déficit sont estimés pour le premier par la CRC, 900 000 pour le second. En clair, ils coûteront trop cher au regard de ce qu’ils rapporteront. La Maison des contes et légendes, en projet au château de Bernicourt, n’échappe pas à la critique avec un déficit annuel chiffré par la chambre à 100 000 €.

Le complexe aquatique Sourcéane ouvrira à Sin-le-Noble en décembre. PHOTO STEPHANE MORTAGNE

Le complexe aquatique Sourcéane ouvrira à Sin-le-Noble en décembre. PHOTO STEPHANE MORTAGNE

 

Selon la CRC, les études préalables à la sortie de terre de ces équipements ont été « insuffisantes  », et exagérément «  ambitieuses  ». Leurs plans de financement prévisionnel étant qualifiés d’«  incomplets  ». La chambre invite dès lors la CAD à engager «  une réflexion sur le développement des ressources propres d’Arkéos  (…) qui souffre d’un déficit de notoriété  ». Elle considère enfin que la «  montée en charge » du musée – espérée par les élus grâce au futur parc de l’An Mil – «  n’est pas possible. Le musée étant déjà ouvert 6 jours sur 7 et les équipes dimensionnées en ce sens depuis l’ouverture  ».

 

 

2. Des comptes peu fiables

Pour la chambre, la CAD se doit d’améliorer la «  fiabilité de ses comptes  », jugée « insuffisante  ». La CRC précise que leur tenue «  présente des fragilités  », et constate des «  écarts importants entre prévisions et réalisations budgétaires  ». Dans ces conditions, l’Agglo ne serait pas en mesure d’évaluer avec précision l’équilibre de ses zones d’activité, la faute à une absence de budgets propres à chacune. La CRC considère également que la CAD sous-estime le prix de vente de ses terrains, ce qui induit un coût de l’emploi créé important. Résultat, l’Agglo ne serait pas à même « d’apprécier (à sa juste valeur) l’efficience de sa politique de développement  ». Ses méthodes comptables doivent être «  mises en conformité  » pour favoriser le suivi des zones en question.

3. Une mutualisation faiblarde

Pour la CRC, la mutualisation des services (groupements d’achats dans le cadre des compétences gérées par la CAD pour le compte de ses communes) est trop « faiblement développéeLes gains éventuels induits par la mutualisation ne sont pas encore évalués  », selon les juges, qui rappellent que la loi impose cette démarche.

4. Une gestion des ressources humaines à améliorer

La chambre porte un regard sans complaisance sur les conditions de recrutement de l’ancien directeur de l’archéologie (lire ci-dessous), et invite l’Agglo à «  renforcer sa gestion des ressources humaines  » et à «  mieux maîtriser le recours aux recrutements externes  ». L’effectif s’était accru de 12 % entre 2010 et 2014. La baisse constatée fin 2015 (293 agents, dont 135 non-titulaires) devrait néanmoins se confirmer d’après les magistrats.

Le recrutement contesté de Monsieur X

S’il n’est pas nommément cité, l’ancien directeur du musée Arkéos figure dans le rapport de la chambre sous le nom d’emprunt de «  Monsieur X  ». Les magistrats s’attardent sur les conditions «  contestables  » dans lesquelles l’Agglo a eu recours à ses services au fil des ans.

Devenu directeur du musée après avoir participé à sa conception, l’intéressé a atteint l’âge de la retraite, à 65 ans, fin 2008. Bénéficiant d’un report d’un an, il n’a fait valoir ses droits à la retraite que fin 2009. Pour continuer à s’adjoindre les services de M. X, la CAD lui fait alors signer un CDD de trois ans en tant que « directeur de l’archéologie préventive  ». Problème, note la chambre, seuls les salariés du secteur privé peuvent prolonger au-delà de 66 ans. La CAD a donc fait bénéficier à M. X d’un «  contrat de travail irrégulier  ». Elle pensait, de son côté, que le secteur public était aussi concerné.

Le 1er janvier 2013, M. X, qui a fini son CDD, est recruté comme vacataire pour un an. Problème, ce faisant, son contrat à durée détermine est renouvelé sans interruption, ce qui signifie, selon la chambre, que les modalités de recrutement ont été là aussi «  irrégulières  ». Au 1er janvier 2015, M. X devient auto-entrepreneur en fixant lui-même sa rémunération annuelle (de 29 450 €). Un dispositif de recrutement qui dispense alors la CAD d’une mise en concurrence du poste de l’intéressé avec d’autres candidats (obligatoire à partir de 30 000 €). L’Agglo n’aurait pas considéré cette mise en concurrence «  utile  » vu le montant du marché, son objet (la mise en œuvre du projet scientifique du musée) et les compétences de M. X sur ce dossier.

La Voix du Nord  Par ARNAUD DÉTHÉE | 

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Rédigé par Zac_Lauwin-Planque

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