Les éoliennes de Lauwin-Planque brasseront du vent à compter de courant juin

Publié le 13 Mai 2014

Les éoliennes de Lauwin-Planque brasseront du vent à compter de courant juin

PUBLIÉ LE 13/05/2014 - La voix du Nord

PAR BERTRAND BUSSIERE

Les quatre machines culmineront à cent cinquante mètres. À l’avenir, d’autres éoliennes pourraient être installées sur le plateau agricole.

Les quatre machines culmineront à cent cinquante mètres. À l’avenir, d’autres éoliennes pourraient être installées sur le plateau agricole.

L’entrepôt Amazon à un jet de pied, le géant Ikea à portée de vue. Sur le plateau de Lauwin-Planque s’élève les trois, bientôt quatre, éoliennes en cours de montage.

Manque le rotor. La troisième éolienne lauwinoise est en cours de montage. Ce sera ensuite au tour de la quatrième. « Elles devraient être opérationnelles courant juin », indique Antoine Brebion, président d’Ecotera Développement, une société lilloise promoteur du projet sur la plaine agricole de Lauwin-Planque. Les quatre éoliennes culmineront à cent cinquante mètres, pour une production nominale de trois mégawatts. Des monstres ! Le mât pèse deux cent cinquante tonnes, la nacelle soixante-dix tonnes et le rotor et ses trois pales une dizaine de tonnes. « Elles seront en production plus de 80 % de l’année », ajoute Antoine Brebion. Le potentiel éolien du plateau, qui couvre les communes d’Esquerchin, Lauwin-Planque (Nord) et Courcelles-les-Lens (Pas-de-Calais), n’a pas échappé à Ecotera. « Nous avons toute la maîtrise foncière. Attention, il n’est pas question d’installer vingt éoliennes. Mais dans le projet initial il y en avait plus de quatre. Courcelles-les-Lens est notamment très intéressé.»

À Ecotera, on attend avec impatience la mise en service. « Ce sont les premières machines Siemens trois mégawatts nouvelle génération à être installées dans le nord de la France. » Leur caractéristique ? « La turbine est à entraînement direct, sans boîte de vitesses. » L’entretien des machines sera assuré par les équipes Siemens. À charge pour Écotera de superviser le bon fonctionnement des installations. Le nombre actuel d’éoliennes exclut la présence sur place d’une équipe d’électriciens. « Pour ça, il aurait fallu que le projet de la plaine d’Ostrevent voit le jour. » Antoine Brebion évoque Marcq-en-Ostrevent. Sept éoliennes, les sœurs jumelles de celles de Lauwin-Planque, étaient prévues. Sauf qu’un radar militaire, celui de la base aérienne 103 de Cambrai - Épinoy, a contrarié les plans d’Écotera. Le motif ? La proximité des éoliennes était susceptible d’influer sur la portée utile du radar militaire. De ce fait-là, les services de l’État n’ont pas accordé d’autorisation. D’après Antoine Brebion, le radar est en cours de démantèlement. D’où son appel du pied : «L’abrogation des refus de permis de construire est possible aujourd’hui pour l’État. Tous les feux sont au vert. La population de Marcq-en-Ostrevant, ainsi que le maire (Thierry Prein a succédé à Georges Dehon en mars), adhérait au projet. »

Rédigé par Zac_Lauwin-Planque

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