Dans les champs bordant Lauwin Park poussent les détritus…

Publié le 29 Décembre 2016

LAUWIN-PLANQUE

Dans les champs bordant Lauwin Park poussent les détritus…

 

Une fois par semaine, Denis Desrumaux et une poignée de ses collègues agriculteurs jouent les ripeurs dans leurs champs, jouxtant la voie qui dessert Big Ben et Amazon. Les nombreux poids lourds qui stationnent le long de cette route ont pris la mauvaise habitude de s’y débarrasser de leurs déchets.

Entre les jeunes pousses de blé d’hiver qui sortent de terre, des canettes, des boîtes de conserve, des bouteilles de vin vides et d’autres, en plastique, remplies de liquide d’un jaune douteux. Tout un assortiment de détritus jetés là par des camionneurs de passage, qui attirent les rats dont les terriers se sont multipliés en bord de champs. « On s’est rendu compte de l’ampleur du problème après les dernières moissons  », explique Denis Desrumaux. Depuis, l’agriculteur flersois et ses collègues – ils sont une demi-douzaine à cultiver des terres à proximité du Lauwin Park – se sont résignés à passer une fois par semaine sur place pour nettoyer les champs des quantités de déchets qui y sont abandonnés, comme s’il s’agissait d’une vulgaire décharge.

 

Les détritus qui empoisonnent les agriculteurs font en revanche le bonheur des rats, dont les terriers se sont multipliés en bord de champs.

 

«  Il y a six mois, ça a empiré. Et avant Noël, c’était la folie », livre le cultivateur qui a interpellé par mail le président de la Communauté d’agglomération du Douaisis (CAD). « Ce n’est pas la première fois que je soulève le problème  », précise Denis Desrumaux, qui demande entre autres qu’un parking puisse être aménagé sur la zone, afin que les camions en attente de livrer les entreprises puissent y stationner dans de bonnes conditions.

 

« Pour se garer là, ils roulent sur les plantations, qui sont défoncées. »

Faute de place, la plupart de ces poids lourds venus de loin s’alignent où ils peuvent, souvent le long de la route, sur la piste cyclable. «  Pour se garer là, ils roulent sur les plantations, qui sont défoncées. » Quitte à s’embourber dans le sol, détrempé par les récentes pluies, et à créer de larges ornières. Quant au bitume, il a carrément disparu sous une épaisse couche de boue ramenée au passage par les roues. «  Nous, on n’a même plus accès à nos champs car ils stationnent sur les dessertes  », ajoute l’agriculteur qui a proposé à la CAD de poser de grosses pierres tous les 4 à 5 mètres dans les parterres pour empêcher les camions de s’y frayer un accès. Denis Desrumaux espère maintenant qu’une solution sera proposée, et avant que le blé ne soit en épis : «  ça ne se verra plus rien mais nous, qu’est-ce qu’on va ramasser dans nos machines ?  »

La Voix du Nord Par Par Nathalie Labreigne | 

Rédigé par Zac_Lauwin-Planque

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